La crise, un masque idéal pour les fraudeurs en col blanc ?

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Face à la menace épidémique, le Gouvernement français a décrété le 17 mars 2020 le confinement général du pays. Il a accompagné cette décision d’un solide train de mesures destiné à soutenir les entreprises afin d’éviter la recrudescence des faillites et une montée du chômage.

D’aucuns pourraient être tentés de profiter du « plan Marshall » gouvernemental pour tenter de prolonger la vie d’entreprises vouées à disparaître avant même la crise, en engrangeant des aides qui ne leur auraient jamais été accordées dans des circonstances normales. D’autres au contraire seront tentés de profiter de la recrudescence de faillites qui ne manquera pas de secouer le pays dans quelques mois pour cacher fraudes et abus de bien sociaux sous le manteau d’un dépôt de bilan justifié par l’effondrement économique général. D’autres enfin se livreront à divers détournements : transfert d’activité de l’entreprise avant mise en faillite délibérée pour éviter de régler charges et impôts reportés, utilisation de prêts bancaires ou de refinancement par les actionnaires à d’autres fins que ce à quoi ils sont normalement destinés…

Ces risques ne sont en rien théoriques puisque ce sont des cas que nous traitions déjà régulièrement avant la crise ; celle-ci ne fait que donner une opportunité supplémentaire.


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